Ce projet porté par l’ANSES vise à évaluer une technologie de traitement d’air en bâtiments d’élevage pour diminuer l’usage d’antibiotiques. L’objectif in fine est donc d’améliorer la santé et le confort des animaux ainsi que celui des éleveurs, et de limiter les nuisances olfactives pour les riverains.
Ce procédé électronique de filtration laser (LFD Laser Filter Device) génère des impulsions de lumière dans le spectre de l’infrarouge aux UV avec une accélération des particules grâce à un champ magnétique. Les germes sont volatilisés par photomécanique, les particules de poussière sont photo-ionisées, et les composés volatiles photodissociés.
L’utilisation de ce dispositif devrait permettre d’améliorer les conditions de travail des salariés, le bien-être et la santé des animaux, et ainsi contribuer à la demande des consommateurs vers des produits issus d’animaux élevés sans antibiotiques.
Le projet vise à évaluer la technologie en laboratoire puis à la tester en conditions réelles en élevages de volailles et de porcs, sur différents critères :
– Abaissement des taux de poussières et gaz en laboratoire, et dans des salles témoin/traitées avec animaux ;
– Niveau de décontamination microbiologique de l’air (virus et bactéries), par des essais en animalerie et en élevages de production ;
– Paramètres d’aéraulique : vitesse d’air, production d’humidité, échauffement, consommation énergétique.
Dans le cas du porc, le travail a porté sur deux agents infectieux responsables de maladies porcines : un virus responsable de la grippe chez le porc et une bactérie. Il a confirmé la transmission par voie aéroportée de ces deux agents infectieux, mais il n’a pas permis d’établir que la technologie testée permettait de réduire cette transmission.
Dans le cas de la volaille, le dispositif expérimental couvrait davantage de paramètres d’ambiance de l’air des bâtiments avec des résultats contrastés de la technologie sur ces paramètres. Il n’a jamais pu être mis en évidence une amélioration de critères bien-être animal.
Pour en savoir plus, vous pouvez contacter Christelle Fablet ou Alassane Keita (ANSES)
17/01/2025